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Peut-on considérer le basket comme un art ?

Définir l’art est une entreprise bien périlleuse qui va peut-être en contradiction avec l’essence même de cette notion si particulière. C’est d’ailleurs l’un des points de départ de ce blog où l’on publie des œuvres qu’on pourrait qualifier de classiques comme des photographies, des vidéos, des dessins… Mais nous avons très vite pris le parti d’associer d’autres domaines culturels à l’art comme le cinéma, la danse, le webdesign ou le jeu vidéo.

L’art ce n’est pas simplement un paysage comme le pont du Golden Gate (San Francisco) pris sous toutes ses coutures, ou un pas de danse endiablé de tango. C’est avec cet état d’esprit que nous allons effectuer un petit exercice de style pour intégrer ou non un nouveau domaine dans l’art, ou plus précisément une discipline sportive : le basket-ball.

Pour les aficionados du sport, les liens entre art et pratique sportive ne sont plus à faire. On parle d’ailleurs de « noble art » lorsque l’on évoque la boxe. Mais pour les puristes, on n’est pas loin d’être dans le mensonge en bonne et due forme.

Quels sont les arguments à opposer entre le camp du oui et du non si l’on applique cette question à l’un des sports les plus populaires ?

 

Non le basket n’est pas un art !

Comment 5 joueurs ou joueuses qui se ruent vers un panier pour y faire entrer une balle orange alvéolée pourraient être les acteurs d’une œuvre artistique ? Le sport doit s’envisager sous le prisme du résultat et de la recherche de la victoire.

Contrairement à l’art, c’est l’incertitude qui préside les destinées du basket (et du sport en général) et qui joue sur les émotions des fans. Cette fameuse incertitude a ainsi permis l’éclosion du monde des paris sportifs où les meilleurs pronostiqueurs donnent leurs conseils chaque semaine. A-t-on déjà vu Mozart ou Salieri avoir des cotes pour connaitre le vainqueur de ce duel musical presque fratricide ?

Ainsi le basket et ses principales ligues se conjuguent avec certains objectifs trop éloignés de la chose artistique : gagner, gagner et gagner. Et n’oublions pas les enjeux économiques derrière ces potentielles victoires ou défaites qui font des différentes compétitions de basket, des masses économiques énormes où l’enjeu financier devient presque plus important que ce qui se passe sur le parquet. La NBA pèse ainsi plusieurs milliards de dollars.

L’efficacité contre la beauté, voilà pourquoi le basket-ball ne pourrait pas être toléré comme un art.

Le basket est bien évidemment un art

Voir Michael Jordan suspendre le temps alors qu’il œuvre dans les airs avec maestria est un plaisir presque incomparable. Le cross-over de Kobe Bryant qui amène la passe en alley-oop à son coéquipier Shaquille O’neal dans une exécution parfaite et stylisée procure les mêmes émotions qu’une œuvre d’art.

Basket
Photo par Free-Photos, CC0

Légende : Le basket est un terrain de jeu où l’art est omniprésent

L’esthétisme exacerbé des actions et la gestuelle des protagonistes lorsqu’ils dribblent, shootent ou passent nous rappellent les meilleurs danseurs classiques. Et ces conditions ne sont pas uniquement remplies par des joueurs professionnels, mais aussi par le sportif du dimanche qui peut l’espace d’un instant avoir ce moment artistique de grâce, à l’image du musicien amateur ou du dessinateur en herbe.

L’art doit se définir par l’émotion qu’elle suscite, cette recherche du beau qui nous touche. Et bien oser dire que certains aspects du basket ne touchent pas à cette beauté serait une gageure. Comment alors expliquer que de nombreuses photos de moments iconiques sont collectionnées telles des œuvres d’art. On parle notamment du dernier tir de Son Altesse Jordan pour gagner son dernier titre avec les Chicago Bulls et qui orne un nombre considérable de bureaux ou de salons.

D’ailleurs l’art ne se trouve pas uniquement dans l’action sportive, mais aussi dans les maillots des équipes qui sont désormais de vraies pièces où le design à son importance, ou dans des arts associés qui traitent de basket : Film (He Got Game), photographie, et même musique.

Alors à vous de décider si le basket (et plus généralement le sport) est un art. Entre ouverture d’esprit ou respect des règles établies.

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@lex

Fondateur d'Utopiie, et créateur de ce blog, Alexandre ARSAC est un passionné par tout ce qui touche à l'informatique et à la photographie.

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