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Photographie : comment corriger l’exposition ?

Que vous soyez professionnel ou amateur de photographie, il vous est certainement déjà arrivé de prendre des photos qui ne reflètent pas réellement la scène que vous capturez. Ces photos sont en réalité mal exposées, notamment en raison d’un mauvais équilibrage de la lumière. Dans ce genre de cas, vous pouvez, en employant la bonne méthode, corriger l’exposition. Cette correction vous permet d’obtenir des photos de meilleure qualité.
 

Que faut-il savoir sur l’exposition en photographie ?

À l’instar de la gestion de la lumière et de la composition, l’exposition constitue l’un des éléments fondamentaux en matière de photographie. Une mauvaise exposition suppose que la qualité de votre photo laisse à désirer. Concrètement, une photo bien exposée est obtenue à partir du moment où la surface sensible de l’appareil photo, c’est-à-dire le capteur numérique ou le film argentique, a reçu la quantité de lumière convenable à la scène photographiée.

En d’autres termes, une photographie correctement exposée ne sera ni trop sombre, ni trop claire. Elle sera plutôt équilibrée en termes de luminosité. Celle-ci dépend de trois facteurs : la vitesse de l’obturateur, l’ouverture du diaphragme de l’objectif, et la sensibilité du capteur ou du film. La qualité de l’appareil et des accessoires a également une grande influence sur l’exposition. Dans l’optique de favoriser une bonne exposition de vos futures photos, n’hésitez pas à vous tourner vers le site www.cameraplus.ch pour vous procurer du matériel de photographie de qualité.

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La vitesse de l’obturateur

L’obturateur est un mécanisme qui est placé juste devant le capteur. Il reste fermé et ne s’ouvre que lors de la prise de vue, afin de laisser entrer la lumière qui permettra l’exposition du capteur, et ainsi la formation de l’image. Par analogie, l’obturateur peut être comparé aux fenêtres d’une pièce. Lorsque celles-ci sont fermées, la lumière n’entre pas. Par contre, lorsqu’elles sont ouvertes, la lumière pénètre à l’intérieur de la pièce. C’est le même mécanisme avec l’obturateur. Il est constitué de deux rideaux composés de plusieurs lamelles mobiles. Lorsque vous appuyez sur le déclencheur, le premier rideau s’ouvre, favorisant l’exposition du capteur à la lumière. Quant au deuxième rideau, il vient mettre fin au processus d’exposition en recouvrant le capteur.

La grande majorité des fabricants d’appareils photo ont aujourd’hui abandonné l’obturateur mécanique pour l’obturateur électronique. Ici, il n’y a plus de rideaux. Tout est automatisé, ainsi il vous suffit d’activer ou de désactiver le capteur.

La vitesse d’obturation est la durée au cours de laquelle l’obturateur demeure ouvert en vue de favoriser le passage de la lumière. Il ne s’agit donc pas vraiment d’une vitesse, mais plutôt d’une durée. On parle d’ailleurs de durée d’exposition ou de temps de pose. Vous pouvez jouer sur la vitesse d’obturation afin de doser la quantité de lumière qui parvient jusqu’au capteur. Lorsque la vitesse est lente, l’obturateur reste longtemps ouvert. Dès lors, le capteur reçoit une importante quantité de lumière. Par contre, lorsque la vitesse est rapide, l’obturateur reste peu de temps ouvert, permettant ainsi au capteur de recevoir une faible quantité de lumière.

 

L’ouverture du diaphragme

Impactant le champ de profondeur, l’ouverture du diaphragme joue également un rôle primordial sur l’exposition d’une photo. En effet, lorsque la lumière entre à l’intérieur de l’objectif, elle traverse un dispositif mécanique constitué de lamelles mobiles. Il s’agit du diaphragme. En matière de photographie, l’ouverture désigne le diamètre du trou se trouvant au niveau du diaphragme. La manière dont vous ouvrez le diaphragme détermine la quantité de lumière qui passe à travers l’objectif pour parvenir au capteur. Ainsi, lorsque le diaphragme est grandement ouvert, la quantité de lumière est beaucoup plus importante. Une petite ouverture du diaphragme suppose donc le passage d’une faible quantité de lumière.

Par analogie, le diaphragme est généralement assimilé à la pupille de l’œil. En cas d’abondance de lumière, la pupille se rétracte rapidement afin de limiter la quantité de lumière qui pénètre l’œil. Par contre, dans l’obscurité, la pupille se dilate afin de laisser passer plus de lumière. Le diaphragme joue un rôle similaire pour le capteur de photo.

 

La sensibilité ISO

La sensibilité ISO a pour rôle de déterminer la quantité de lumière dont aura besoin le capteur ou le film pour être bien exposé. Normalement, un film ou un capteur sera considéré comme sensible lorsqu’il aura besoin d’une faible quantité de lumière pour être bien exposé. À l’inverse, un capteur ou un film sera dit peu sensible lorsqu’il aura besoin d’une grande quantité de lumière pour une exposition optimale. Au niveau des appareils photo numériques, vous avez la possibilité de modifier la sensibilité ISO d’une image à une autre, en fonction de la quantité de lumière disponible, et bien évidemment de vos besoins. Avec les appareils argentiques, vous ne disposez pas de cette marge de manœuvre.

Comment procéder à une correction d’exposition ?

Les appareils photo d’aujourd’hui sont beaucoup plus perfectionnés que les modèles d’antan. Ils vous permettent donc pour la plupart de prendre des photos correctement exposées. Cependant, il leur arrive de se tromper en vous fournissant une exposition approximative. Ce n’est pas une situation irrémédiable. En réalité, lorsque votre appareil ne procède pas à une restitution fidèle de l’exposition, vous avez encore la possibilité de tout réguler lors de la prochaine prise de vue. Il existe à cet effet un réglage commun à tous les appareils photo : la correction d’exposition.

Concrètement, la correction d’exposition vous aide à faire une sous-exposition ou une surexposition par rapport à l’exposition qui a été définie par le boîtier. Par exemple, si votre photo est trop sombre, il vous suffit de faire une correction positive afin que les photos qui suivent soient raisonnablement plus claires. À l’opposé, lorsque votre photo est trop claire, une correction négative vous permettra d’assombrir les photos qui vont suivre.

En principe, vous n’avez pas besoin de vous rendre dans le menu de votre appareil. Le réglage est disponible sur la façade du boîtier. Il s’agit généralement d’un bouton +/-. Vous devez surtout vous intéresser à ce paramètre si vous êtes habitué à utiliser les modes d’exposition Priorité ouverture (A ou Av), Programme (P), ou Priorité vitesse (S ou Tv). Ce sont des modes semi-automatiques qui laissent à l’appareil la décision finale en ce qui concerne le choix de l’exposition. Lorsque vous constatez que votre photo est trop sombre ou trop éclairée, il vous suffit de décaler légèrement l’exposition afin de signaler à l’appareil qu’il s’est trompé. Vos photos suivantes seront alors mieux exposées.

Par ailleurs, une fois que vous aurez fini de prendre vos photos, prenez le soin de remettre la correction d’exposition à zéro pour prochaine séance.

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@lex

Créateur de ce blog, je suis un passionné par tout ce qui touche à l'informatique et à la photographie.

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